Visite guidée de l'exposition Puisque tout passe à l'Institut des Cultures de l'Islam

Il reste des places

Une médiatrice culturelle guide les visiteurs au sein de la première exposition personnelle en Europe de l’artiste australien d’origine iranienne Hossein Valamanesh.

  • Conditions spécifiques: Pass Sanitaire obligatoire
  • Lieu: La Goutte d'Or - La Chapelle
  • Durée: 1h30
  • Accès en transport en commun: Métro Ligne 2, 5, station "Stalingrad"
  • Langue: Français

Visite guidée de l'exposition Puisque tout passe à l'Institut des Cultures de l'Islam
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Description

Une sélection d’œuvres des années 1980 à nos jours propose de découvrir sa démarche artistique imprégnée par les thèmes de l’amour, de la nature et de la spiritualité, et inspirée à la fois par ses racines et sa terre d’adoption.

Depuis plus de 40 ans, cet artiste australien d’origine iranienne explore à travers une grande diversité de médiums les thèmes de l’amour, de la nature et de la spiritualité, formant une œuvre intime et universelle d’une cohérence totale, inspirée à la fois par ses racines et sa terre d’adoption.

Soufisme, surréalisme et arte povera comme sources d’inspiration

Une démarche imprégnée par les écrits de Djalâl ad-Dîn Rûmî, poète mystique persan du 13e siècle ayant profondément influencé le soufisme. Mêlant l’humour surréaliste et la sobriété de l’arte povera, Hossein Valamanesh conjugue librement de multiples références évoquant ses souvenirs d’enfance, son expérience de l’exil ou encore le profond lien spirituel qu’entretiennent les Aborigènes avec leur environnement, et les fait converger dans une prise de conscience de l’impermanence des choses et des êtres, Puisque tout passe. Fidèle à la fluidité de cette pensée, l’exposition navigue entre les époques et les inspirations, les œuvres pré-existantes et celles conçues spécialement pour l’événement.

Le visiteur plonge d’emblée dans un dispositif in situ : des pans de tissu semi-transparent forment un dédale où se répète le mot amour en farsi, tandis que se distingue au fond de l’espace un planisphère tenant davantage du puzzle que de la cartographie. Après cette désorientation volontaire, le parcours invite au recueillement méditatif : le mouvement giratoire d’un derviche évanescent fait écho à celui de planètes / particules, dans une ronde hypnotisante alliant l’infiniment grand à l’infiniment petit.

L’exposition prend ensuite une dimension introspective. Entre photographies d’époque et éléments naturels à peine transformés, Hossein Valamanesh célèbre la figure maternelle et entremêle les contextes de l’Iran et de l’Australie, où il émigre en 1973. La notion du double apparait dans une ombre projetée, une chemise à deux cols, ou une silhouette en terre esquissée sur le sol, comme la promesse d’une inéluctable disparition.

L’écriture pourrait-elle davantage résister au passage du temps ? Les œuvres textuelles réunies plus loin empruntent à la calligraphie son sou_ le sacré pour tenter d’immortaliser la beauté du geste, inlassablement répété dans une quête d’ultime perfection. Le voyage s’achève sur ces mots sculptés, comme chuchotés par une branche : Ne dis rien. Car quoi de plus parfait que les bruissements de la nature elle-même ?

L’exposition s’accompagne d’une programmation pluridisciplinaire mêlant arts de la scène, tables rondes et films. Le célèbre conte soufi La conférence des oiseaux inspire aujourd’hui encore les artistes de tous horizons, qui le déclinent en jazz aux sonorités iraniennes, en performance mêlant danse, mime et théâtre, ou encore en spectacle pour le jeune public. Les vers du poète Rûmî entrent en résonance avec les oeuvres d’Hossein Valamanesh le temps d’une déambulation poétique dans l’exposition lors d’une soirée événement. Des conférences invitent à mieux comprendre l’art figuratif persan et l’évolution géopolitique de l’Iran contemporain, tandis qu’un cycle de cinéma transporte petits et grands de l’Iran à l’Australie, au coeur du bush et des villes, croisant les destins des communautés aborigènes et des sociétés occidentalisées.

© Hossein Valamanesh, ADAGP, Paris, 2021, crédit photo : M Kluvanek
Nesting, 2005 © Hossein Valamanesh, ADAGP, Paris, 2021

L’Institut des Cultures d’Islam présente "Puisque tout passe", première exposition en Europe d’Hossein Valamanesh, du 23 septembre 2021 au 13 février 2022.

Pass Sanitaire obligatoire
https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/pass-sanitaire


Commentaires

Note 
2021-10-10

Puisque tout passe

Très belle expo dans ce lieu pas assez connu. L''enthousiasme de la médiatrice était communicative

Note 
2021-10-05

Puisque tout passe

Une visite très intéressante d'une expo de qualité.
Deux médiatrices charmantes et disponibles !
Merci !

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